La fin de grain ressemble à un réveil.
A une renaissance.
Suis-je là ? Cette déréalisation, l’impression d’être dans un moment iréel.
Entre nuit et jour, entre sommeil et éveil, entre ciel et mer…
La lueur du ciel nocturne semble elle aussi irréelle.
Je discerne les détails dans l’obscurité. Seul sur l’océan je suis nu, mouillé.
Mon corps sèche dans la nuit.
Le calme plane sur ce vaste espace déventé.
L’après nuage offre un repos, un calme, où mon essence intérieure semble se mélanger à chaque respiration de ma bouche entre-ouverte à la sérénité ambiante de cet espace infini.
Je suis bien là. Toujours présent, ici pour vivre, pour agir et affronter les épreuves qui me sont encore réservées.
Mon regard se pose sur ce gros nuage rétroéclairé qui me fait face.
Nous sommes obligés d’y aller pour récupérer encore un peu de vent.
Je vois étrangement bien, grâce à la lueur des étoiles ?
Ou la lueur solaire peut-être ? Non je ne pense pas, il est encore bien trop tôt dans la nuit sombre et profonde.
“A toi nuage, haut et noir,
De nouveau prêt à t’affronter,
Qu’importe ta couleur, ta charge ou ton électricité,
Je t’honorerai. Pour ta hauteur, et non par ma peur.
Inspire nous. Gonfle nos voiles,
Par l’expiration que tu portes à ceux qui savent t’écouter…
Peace.”

Laisser un commentaire