Parti pour un voyage dans l’aventure peut-être sans retour, j’ai un seul livre avec moi. Un livre que je peux lire de temps à autre, qui m’inspire et m’éveille, et aide à comprendre le sac de noeud du monde. Depuis le début, je regrette de ne pas avoir prit le deuxième.
Ce livre qui m’accompagne, c’est une Bible.
Jour 6 : vendredi. Nous débattons sans fin sur la manière de compter les jours. J5? J6?
Qu’importe, nous compterons chacun à notre façon, mais que ce ne soit jamais cause de discorde.
Le jour se lève. Aujourd’hui, ciel couvert. Pas de soleil pour nous éclairer et nous guider. Comme si le ciel tout entier nous rappelait que nos prières doivent également et toujours se porter vers le grand chef d’orchestre, le tout puissant.
Moment de grâce et de ressource, de bonheur ressenti.
Nous en suit la bénédiction du vent, l’affront de la pluie, et un moment propice à la méditation d’après midi.
La Prière. Prières et invocations pour le vent. Gracieux. Silencieux.
Si Dieu veut toujours droit devant, à cette vitesse nous arriverons à terre demain matin. J’aurai à ce moment là seulement la possibilité de rentrer, ou de prolonger.
Si Dieu veut!
Parce que qui d’autre est sûr du futur? Et à qui d’autre implorer l’espoir sans se rendre vulnérable?
Dieu, ce mot interdit, de plus en plus diabolisé dans notre société laïque occidentale, qui soulève le jugement et réveille les peurs. Les héritages confessionnels et les divers interprétations ont semés la discorde, le doute et le mésusage abusif.
Ils créent le schisme, la division, y compris entre des personnes qui partagent les mêmes croyances.
Au delà de différentes religions, je crois moi en la grande famille des croyants, en l’humanité, au Juste, en l’équilibre et en la Paix, simplement.
Ô Dieu, l’unique, l’éternel.
A toi seul j’implore la Protection.
Protection sur moi et mes frères/sœurs, nos femmes/hommes, et nos descendants.
A toi seul j’implore la Bénédiction.
Bénédiction sur moi et ceux à mes coté, en dessous et derrière moi.
Amen.
